Jeûner, ou le soulagement que ça soit terminé!

Donc, c’en est fini maintenant. (Jusqu’à la prochaine lune). Je me suis retenue de manger pendant 24 l-o-n-g-u-e-s heures. Si quelqu’un se le demande : Non, je n’ai tué personne – mais il s’en est fallut de peu!

Vers les dernières heures de mon jeun, un ami est venu me rendre visite. Sa couleur de cheveux, que certains décriraient comme blond-vénitien, m’a inspiré des “Monaco” (ces biscuits apéro à l’Emmental). Oui, j’avais atteint un sommet! J’ai couru prendre un bain pour me détendre afin de supporter la dernière heure de mon supplice. L’odeur de beurre fondu dans la poêle attendant de griller un bifteck exquis, réveilla mes sens déjà aux bords de la folie. Je me dépêchai hors de la salle de bain, séchai mes cheveux, soufflai les bougies; et là, m’attendant sagement, dans une atmosphère des plus paisible, un repas équilibré, parfait: un steak saignant, avec des haricots verts et du riz au citron, et pour le dessert, une compote de pommes maison. Ça y est, j’étais déjà satisfaite ! Ma force me revenait peu à peu (mais j’y travaille encore).

En effet, cela faisait plusieurs mois déjà que je malmenais mon corps. Ayant souffert de la perte d’une personne que je considère comme un troisième parent, j’ai très mal digéré ce deuil que j’ai compensé par la nourriture. Pendant ce séjour, pas des plus agréables, aux USA à l’automne dernier, j’ai passé mes soirées à engloutir de la crème glacée, et du pop-corn, et des biscuits au beurre de cacahuète (peanut butter), ainsi que beaucoup de fromage Cheddar avec des œufs au plat. Même si je continuais de manger des repas équilibrés et faisais tout de même un peu d’exercice pendant la journée – de la natation et des marches en nature tous les deux jours, en plus de quelques pompes à la maison –, je payais le prix fort de mes excès de la nuit.

TU NE MANGERAS POINT À L’EXCÈS LE SOIR

Un de mes très chers amis anglais, dit de son repas du soir, que c’est son « lunch ». En effet, il admet que le repas du midi soit censé être le plus copieux. Mais, comme il inverse la pratique, il nomme son dîner, le « déjeuner » ! Traditionnellement, le déjeuner était le repas le plus lourd de la journée après le petit déjeuner.

La tradition avait une raison d’être. Vous prendrez du poids si vous mangez beaucoup le soir. Au lieu de brûler vos graisses pour vous réchauffer et réparer vos cellules, vous ralentissez et endormez votre corps à cause d’un trop gros travail de digestion. Ceci l’empêche de se focaliser sur son but premier : la régénérescence de vos cellules. En effet, c’est la nuit, pendant le sommeil, qu’une partie du processus qui vous empêche de vieillir trop vite, s’opère. Vous ne voulez pas empêcher ça, non ?! 😉

Maintenant que j’ai remis mon corps à zéro avec ce jeun, je me suis fait une promesse à moi-même. Je ne me livrerai plus aux excès de nourriture, surtout si mon envie est régit par une autre nécessité. J’ai réalisé, en effet, que mon besoin de nourriture n’était pas dû à de la faim. Le soir, mes envies étaient la manifestation d’un tout autre besoin – j’avais besoin de combler un vide et de me soulager du stress que je vivais. J’ai récemment appris que la mastication est un anxiolytique naturel! Pas étonnant que je me sois retrouvée dans la cuisine à me demander désespérément ce qui pourrait combler ce manque, avec aucune idée, inspirée par rien en particulier, de ce que je voulais vraiment me mettre sous la dent. À partir du moment que j’ai compris ce mécanisme qui détourne mes besoins, il m’a été plus facile de me retenir. Je ne voulais plus céder au dictat que mon esprit m’infligeait, me faisant croire à des pulsions alimentaires, alors que la source était ailleurs.

Après le jeun, mon estomac criait famine. Mais j’avais appris de mes erreurs! Je me servis une portions raisonnable de nourriture (la quantité que j’avais l’habitude de manger lorsque j’étais dans un état d’esprit normal) et j’arrêtai quand mon assiette fut vide. Sans oublier, que depuis hier je bois bien plus d’eau ! Mon principe a toujours été de manger tout ce dont j’ai envie, mais de toujours inclure quelque chose de sain dans chacun de mes repas. Alors, quand je mange des frites par exemple, j’ajoute toujours des haricots verts ou d’autres légumes pour colorer mon assiette.

Prenez cette habitude. En plus, de vous rendre la santé, ça égaiera vos repas et vous mangerez moins car l’effet de satiété viendra plus rapidement!

À vos assiettes!

© Text by Nancy for OUAStylist

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